"Baba Yaga et son isba",

Colloque pluridisciplinaire sur la sorcière des contes populaires russes

 

Organisé par l'association LETAP avec l'appui de l'ENS et de Paris Sciences et Lettres

Les 16 et 17 janvier 2015 à l'ENS Ulm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 17 janvier (salle des Actes)

 

9h30 : accueil

 

Session 4 : « Au commencement était le conte... »

 

Présidence : Nicole Belmont 

 

10h-10h40 : « La Baba Yaga sur la route vers l’Autre Monde : une rencontre cruciale pour le héros du conte », Natacha Rimasson-Fertin (Université Grenoble III)

10h40-11h40 : « La Baba Yaga et les autres personnages surnaturels du conte merveilleux russe. Leurs caractéristiques, leurs liens, forment-ils un système et de quel ordre? », Lise Gruel-Apert (Université Rennes II)

 

11h55-12h30 :« Dire le conte », entretien avec Ariel Thiébaut (conteuse)

 

Session 5 : Baba Yaga dans les arts visuels

 

14h : « Baba Yaga dans les louboks », Galina Kabakova (Université Paris-Sorbonne)

14h40 : « Du plus mortifère des mortiers aux comics syncrétiques : Baba Yaga comme ultime adversaire fantastique dans Hellboy et Fables », Noam Assayag (IRI-CELSA)

 

15h30 : « Babushka Yaga et Babki Yozhki : reconnaissance, renaissance et renouveau du personnage dans les films d'animation soviétiques », Eugénia Jeltikova (ENS et Université Paris-Sorbonne)

 

16h10 : Contes par Ariel Thiébaut (conteuse)

 


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Appel à contribution (septembre 2014)

 

  Comme le Workshop, la problématique de ce colloque a pour point de départ la célèbre analyse de Vladimir Propp, à savoir la Yaga et son isba comme figures du passage entre monde des vivants et monde des morts. En effet, la description de l'isba marque immédiatement : cette cabane composite, faite de crânes, d'ossements et autres symboles de mort, se déplace sur des pattes de poules, quant à elles bien vivantes. La sorcière, Baba Yaga, est souvent décrite comme une vieille femme à l'immense poitrine tombante et dotée d'une seule « jambe d'os ». Mi-chair, mi-os, elle représente elle-même une figure liminaire entre la vie et la mort. À cela s'ajoute l'ambiguïté de son rôle dans les contes, qui la distingue du stéréotype des sorcières des contes occidentaux, simples ennemies du héros. La Yaga, elle, peut à sa guise aider le « vaillant jeune homme » ou la « belle fille » à mener à bien leur mission, ou au contraire chercher à les vaincre en les combattant ou en les dévorant.

 

  Ainsi, de nombreuses questions se posent quant à la symbolique de cette fameuse sorcière des contes russes : la Yaga est-elle figure de vie ou de mort ? mère dévorante ou figure du destin ? Comment cette symbolique évolue-t-elle selon les époques ? Que représente-t-elle aujourd'hui ?

 

  Dans cette optique, nous nous proposons d'adopter une approche pluridisciplinaire qui sera la plus à même de questionner cette figure complexe du folklore slave. C'est pourquoi cet appel à contribution s'adresse aussi bien à des spécialistes de littérature comparée, de littérature enfantine, qu'à des historiens et historiens de l'art, à des anthropologues, des psychologues, des sociologues et des philosophes.

 

  Les propositions de communication pourront s'inscrire dans un de ces grands axes de réflexions :

 

  • Archaïsme et survivances de la Yaga : l'image de l'isba comme frontière entre vie et mort nous dirige vers des réflexions anthropologiques et psychanalytiques. Peut-on déchiffrer, comme le suppose Propp, un rite ancestral à l'origine du conte ?

  • Manifestations de la Yaga et représentations collectives : comment apparaissent les avatars de la Yaga dans les supports variés des contes pour enfant, des films, des dessins animés et représentations graphiques ? Qu'est-ce que chaque époque projette d'elle-même dans l'imagerie populaire où la Yaga figure ?

  • La Yaga au croisement des arts et des cultures : il s'agira de confronter les avatars de la Yaga à des figures fictionnelles d'autres cultures et d'autres époques. Doit-on envisager la Yaga dans sa ressemblance avec ces dernières ou bien possède-t-elle une singularité fondamentale ?

 

 

Pour plus de détails, voir l'appel sur le site de Fabula:

http://www.fabula.org/actualites/baba-yaga-et-son-isba-analyse-pluridisciplinaire-du-personnage-mythique-des-contes-populaires_63801.php

 

Le colloque sera également l'occasion de rencontrer les artistes ayant participé au workshop et de découvrir l'ouvrage issu de cette collaboration.

 

 

Vendredi 16 janvier (Amphi Rataud)

 

9h-9h45 : accueil et introduction par les organisatrices, Juliette Drigny et Sandra Pellet

 

Session 1 : Archaïsmes de la Yaga : interprétations théoriques

 

Présidence: Déborah Lévy-Bertherat

 

9h45 : « Baba Yaga pourra-t-elle jamais être belle et bonne ? » Magdalena Cabaj (ENS, Université de Varsovie)

10h25 : « Une consommation marchandée : le cannibalisme comme dispositif d’échange et de transformation chez Baba Yaga », Jane Sinnett-Smith (University College of London)

 

Session 2 : Baba Yaga au croisement des cultures

 

Présidence : Anne-Marie Montluçon 

 

11h25 : « Baba Cloanţa, la Yaga édentée du folklore roumain », Simona Ferent (Université de Limoges)

12h05 : « Baba Yaga et les femmes démoniaques de l’Europe », Stamatis Zochios (Université de Grenoble III)

 

Session 3 : L'ambivalence de la Yaga à l'épreuve de la psychanalyse et de la scène

 

Présidence : Anna Caiozzo 

 

14h-14h40 : « Sorcière ou nourricière : la Baba Yaga à l’épreuve de la pensée psychanalytique », Cécile Rousselet (Université Paris III Sorbonne Nouvelle)

14h40-15h20 : « Le double jeu de la Baba Yaga : effets psychiques et socio-culturels d'une performance théâtrale contemporaine », Sibylle Lesourd (Université Paris-Sorbonne)

15h30-16h30 : Présentation de l'installation-performance BBYG et de l'ouvrage collectif Baba Yaga de l'association LETAP.